Le collectif du Carnot AgriFood Transition face au Covid-19

Le collectif du Carnot AgriFood Transition face au Covid-19
Les composantes du Carnot AgriFood Transition participent autant que possible à l’effort collectif pour répondre aux besoins immédiats des personnels soignants qui font face à la grave crise sanitaire du Covid-19.

A l’heure où le monde entier doit faire face à la pandémie déclenchée par le SARS-COV-2, les composantes de l’Institut Carnot AgriFood Transition participent à l’effort collectif de solidarité envers les personnels soignants et les malades.

Gants, lunettes de protection, charlottes, masques… tout le petit matériel disponible dans les laboratoires a été recensé, collecté, puis distribué aux hôpitaux les plus proches de Brest, Vannes, Pontivy, Saint-Lô, Rennes ou Nantes. « Nous avons également fourni du matériel aux médecins de ville, cabinets locaux d’infirmiers et même à une association d’aide à domicile », indique Serge Mabeau, directeur de Vegenov.

De même, les stocks de matières premières nécessaires à la production de solutions hydroalcooliques ont été fournis aux hôpitaux et CHU. Dominique Wolbert, de l’Ecole National Supérieure de Chimie de Rennes, témoigne : « Ethanol, isopropanol, glycérol, peroxyde d’hydrogène… Nous avons fourni tout ce que nous pouvons à nos collègues chimistes de la Faculté de Pharmacie qui ont produit plusieurs centaines de litres la semaine dernière ! »

D’autres matériels ont été également mis à disposition de façon plus inattendue comme l’explique Jean-Louis Lanoisellé, enseignant-chercheur en génie des procédés agroindustriels : « A la demande de Lorient Technopole, nous avons transmis le recensement de nos imprimantes 3D et de leurs consommables dans un objectif de fourniture de pièces détachées, notamment pour les respirateurs ». Pour lui, aucun doute : la volonté de se rendre utile est partagée par tous. « Une collègue microbiologiste s’est portée volontaire pour suppléer, si besoin, les techniciens et techniciennes des laboratoires d’analyse de l’hôpital. Même si on ne sait pas si cela est réellement possible dans le cadre de la fonction publique… »

Même discours à Saint-Lô pour Bernard PICOCHE, directeur ACTALIA Sécurité des aliments qui explique : « Nous avons fait savoir que nos laboratoires, dotés de matériels de biologie moléculaire et de personnels compétents pour des analyses de diagnostic, pouvaient être sollicités par les pouvoirs publics le cas échéant ». Anne Trémier, responsable de la structure de recherche OPAALE, indique avoir également fourni à l’Agence Régional de la Santé le recensement du matériel (PCR, respirateur et imprimante 3D).

Soutenir les étudiants et préparer l’avenir

Les activités de recherche expérimentale sont pour la plupart suspendues en ce moment. Le confinement est aussi une façon de ne pas engorger les hôpitaux en ne contractant pas le coronavirus et donc de soutenir les personnels soignants. Pour autant, les enseignants chercheurs ne restent pas à ne rien faire, loin s’en faut. « Nous continuons d’accompagner nos étudiants, en particulier ceux en stage et les étrangers, pour qu’ils puissent poursuivre leur cursus le plus sereinement possible », explique Dominique Wolbert.

Les enseignants chercheurs en profitent également pour imaginer les projets de R&D de demain. Ainsi, dès que l’intensité de cette crise sanitaire diminuera, ils pourront à nouveau travailler au développement d’une alimentation durable pour la santé de l’homme et son environnement : un sujet que les événements actuels rendent encore plus incontournable s’il en était besoin.